05.07.2011

A bientôt ...

Un dernier mot pour vous annoncer la fermeture de ce blog. Notre combat pour l'écologie radicale prendra d'autres formes sous peu.

Merci pour votre fidélité et vos soutiens.

Restez à l'écoute du réseau MAS ....

2552416668.png

http://www.mas-org.com/

30.06.2011

EXPLOITATION GAZ DE SCHISTE : L'ENJEU STRATEGIQUE

La question gaz de schiste occupe désormais une place de choix dans les échanges entre "grands" de ce monde. Telle qu'en atteste la dernière communication de SARKOZY au président polonais Donald TUSK : le président de la République Nicolas SARKOZY a assuré vendredi le premier ministre polonais Donald TUSK qu'il ne voulait "pas créer de difficultés au niveau européen" concernant le gaz de schiste, que la Pologne souhaite exploiter pour assurer son indépendance énergétique par rapport à la Russie. "C'était une déclaration très importante pour moi", a déclaré M. TUSK, qui prend au 1er juillet la présidence semestrielle de l'Union européenne. L'importance géo-stratégique pour les maîtres du Nouvel Ordre Mondial : l'exploitation du gaz de schiste si elle se fait sera dirigée par une structure mondiale et non des compagnies nationales.


En Avril 2010 le gouvernement américain créait au sein des Affaires Etrangères un institut spécialisé, le "GLOBAL SHALE GAS INITIATIVE". A sa tête David L. Goldwyn "Special Envoy for International Energy Affairs" également conseiller influent du C.F.R. Pas moins ! "Le Département d'Etat a lancé le projet GSGI (Global Shale Gas Initiative) afin d'apporter une assistance à tous les pays qui, pour des raisons d'indépendance énergétique, veulent exploiter leurs ressources fossiles non conventionnelles. Cette assistance porte dans le domaine de l'exploration et de la mise en oeuvre d'une exploitation économique rentable".


Lors d'une séance où étaient absents le Ministre de l'Ecologie et le Ministre de l'Industrie, les sénateurs ont dans leur majorité fini par avaler la couleuvre. Nous retiendrons que la Chambre Haute s'est rendue complice de l'octroi des concessions minières sans consultation de la population, qui on le sait, est dans sa très grande majorité opposée à toutes formes d'exploitation des schistes bitumineux.


LA PROCÉDURE EST EN ROUTE, LE RÉSULTAT CONNU. ALORS QUE LA DÉFINITION JURIDIQUE DE LA FRACTURATION HYDRAULIQUE EST INEXISTANTE, LES INDUSTRIELS ONT SU PROFITER DE L’INDIGENCE DE LA MAJORITÉ : ILS REMPORTENT FACILEMENT LA PREMIÈRE MANCHE. L’INSTRUCTION DES DEMANDES DE PERMIS EXCLUSIFS DE RECHERCHE VA POUVOIR REDÉMARRER TRÈS PROCHAINEMENT. LES CITOYENS ONT TOUT A PERDRE ! Par notre mobilisation nous devons démontrer que le Parlement actuel n'est pas la véritable représentation des citoyens.

 

Source : TERRE BRIARDE (association régionale pour une culture enracinée → terrebriarde@aol.fr ) 

24.06.2011

Un documentaire met à mal le WWF

De la sympathie pour les OGM et des liens avec des multinationales agricoles. Le WWF a été épinglé mercredi soir par un documentaire de la télévision allemande. Il devra s'expliquer. 

"Une tempête au pays des pandas". Cette expression résume vendredi pour le "Spiegel" la situation dans laquelle est plongée le WWF.

L'ONG de défense de l'environnement aurait des liens avec des multinationales agricoles et de la sympathie pour les OGM. C'est un documentaire de la télévision allemande (Pakt mit dem Panda - was uns der WWF verschweigt) qui l'a révélé mercerdi soir sur la chaîne ARD. Le WWF ne vivrait ainsi pas que de dons.

Les images récoltées par son réalisateur proviennent des Etats-Unis, d'Indonésie, d'Inde et d'Argentine. On y voit des populations indigènes être déplacées au profit de plantations de palme, des monocultures de soja et la destruction de forêts originelles. Le documentaire montre aussi que le WWF serait proche de l'industrie d'OGM Monsanto. En bref, il serait proche de tout ce qu'il combat ouvertement au quotidien.

Le WWF n'a pas l'intention de poursuivre juridiquement le producteur du documentaire (WDR), indique vendredi le "Spiegel". Son porte-parole en Allemagne dénonce en revanche un reportage "idéologique" rempli "d'allégations mensongères". Le WWF devra toutefois s'expliquer, car son image a fortement été écornée en Allemagne mercredi soir, souligne encore le "Spiegel".

Plus de 420 000 Allemands affirment donner régulièrement de l'argent au WWF. En 2009, l'organisation de défense de l'environnement avait ainsi récolté en Allemagne 29 millions de francs.

Source : www.24heures.ch 

Pour ceux qui parlent allemand, le documentaire en question : www.ardmediathek.de

 

 

 

A soutenir ...

http://www.desracinesetdeselfes.com/

20.06.2011

Conf du FN Paris

Le FN Paris tiendra une session de formation sur le thème :


La crise agricole et alimentaire

 

Elle sera présentée par David Mascré, membre du Bureau Politique du FN, Docteur en mathématiques et Docteur en philosophie et en histoire des sciences                                                                                                                                                            

 

Date et lieu le mardi 05 juillet 2011, de 19h00 à 21h00,

 

Renseignement auprés du FN.

18.06.2011

Pour une Ecologie véritablement révolutionnaire : Détruire ce qui nous détruit

medium_action_.2.jpgLe combat écologiste seule est-t-il porteur d’une véritable perspective révolutionnaire ? Nous pensons que non. Aussi virulente que puisse prendre son expression, il reste englué dans sa vision limitée du problème. S’il a la capacité de deviner les futures catastrophes, il est dans l'incapacité matérielle de les contrer. L’échec de l’Ecologie politique et les demi-succès de l’Ecologie Radicale sont révélateurs de la logique d’un mouvement qui n’arrive pas à remonter aux sources du Mal et qui ne parvient qu’à être récupéré par le système ou à s’enfermer dans une surenchère stérile.

Pour reprendre l’analyse  de l’équipe de l’Encyclopédie des Nuisances (1), les écologistes représentent sur le terrain de la lutte contre les nuisances écologiques ce que représentaient, sur celui des luttes ouvrières, les syndicalistes : des intermédiaires intéressés à conserver les contradictions dont ils assurent la régulation, des négociateurs voués au marchandage (la révision des normes et des taux de nocivité remplaçant les pourcentages des hausses de salaire), des défenseurs du quantitatif au moment où le calcul économique s'étend à de nouveaux domaines (l'air, l'eau, les embryons humains ou la sociabilité de synthèse); bref, les nouveaux courtiers d'un assujettissement à l'économie dont le prix doit maintenant intégrer le coût d'un "environnement de qualité".On voit déjà se mettre en place, cogérée par les experts "verts", une redistribution du territoire entre zones sacrifiées et zones protégées, une division spatiale qui réglera l'accès hiérarchisé à la « marchandise nature ». Quant à la radioactivité, il y en aura pour tout le monde.


Dire de la pratique des écologistes qu'elle est réformiste serait encore lui faire trop d'honneur, car elle s'inscrit directement et délibérément dans la logique de la domination capitaliste, qui étend sans cesse, par ses destructions mêmes, le terrain de son exercice. Dans cette production cyclique des maux et de leurs remèdes aggravants, l'écologisme n'aura été que l'armée de réserve d'une époque de bureaucratisation, ou la « rationalité » est toujours définie loin des individus concernés et de toute connaissance réaliste, avec les catastrophes renouvelées que cela implique.
Partant du constat que  la société capitaliste actuelle mène par son mode de production et de consommation à la destruction inévitable de notre environnement, nous intégrons pleinement l’écologie à un combat révolutionnaire. Comme une composante d’un projet plus vaste de remise en cause du capitalisme et non comme  la motivation unique et principale d’une démarche réformiste. La contradiction entre le milieu naturel et le système capitaliste mondial est totale. Il n'y a aucun terrain commun, rien qui puisse enjamber la séparation définitive entre la préservation de notre planète et la logique d’exploitation sans limites de ses ressources par le Capital.


C’est sur le terrain des rapports sociaux que se remportera la victoire de la défense de la Nature parce que c’est sur ce terrain là que se concrétise la conscience des enjeux majeurs afin de rompre avec la dynamique productiviste génératrice de pollution mais aussi de chômage et de crises. Seule la Révolution Socialiste pourra mettre fin au système en place et donner naissance à une nouvelle société, qui aura comme préoccupations (entre autre) de rechercher un rapport harmonieux avec son environnement. Parce qu’il ne sera pas guidé par le profit et organisé en firmes multinationale ou étatisées bureaucratiquement, notre Socialisme  pourra être et sera un mode de production écologique. Il fera peut-être des faux pas, mais il n’introduira pas de façon systématique et aveugle des déséquilibres dans les cycles naturels, comme le fait le capitalisme. Il n’est pas la correction des lois économiques suivant des critères écologiques, mais le dépassement de la loi de la valeur et de l’économie. Ce que met en avant la crise écologique, c’est la nécessité de ce dépassement, le caractère devenu absurde socialement de la loi de la valeur qui écrasait déjà l’existence des travailleurs pour augmenter à tout prix la productivité du travail afin d’accroître le profit.


Le Socialisme sortira de la loi de la production pour la production (valorisation du capital, productif ou financier), afin d’élaborer une approche différence de l’économie qui ne soit pas nocive à terme pour notre environnement, et pour la nature, plus largement. Si nous rejetons la course aveugle à la croissance nous ne pouvons souscrire à l’illusion de la décroissance et à sa phobie de la technologie. Basée sur les réels besoins humains- que la société aura à redéfinir- et non sur les artifices de la consommation de masse, la production sera orientée impérativement pour éviter des effets irréversibles ou difficilement réversibles quant à leurs effets sur l’homme et sur la nature. Le but étant d’obtenir une prodigalité de biens d’usage peu coûteux et de qualité, sans impacts destructifs sur l’environnement. La révolution transformera profondément le sens  du développement technologique et les conditions de production. Le mal n’est pas la technique mais l’utilisation qui en est faite par le Capital ainsi que le projet techniciste contemporain de la naissance des prémisses du capitalisme aux 16° et 17°siècles. L’innovation technologique n’est pas pour le moment un moyen de développer les possibilités de l’espèce et d’alléger ses peines, mais de faire produire plus de marchandises et mieux asservir le travailleur. Cela peut très bien changer si nous émancipons la technologie de la recherche du profit. Il est évident qu’un tel changement implique une rupture radicale qui ne peut être que la Révolution Socialiste !  De nos refus naît le futur !

 Note >1 Encyclopédie des Nuisances, « A tous ceux qui ne veulent pas gérer les nuisances mais les supprimer », appel de 1991.

 >Rébellion n°10 - Janvier/ Février 2005
DOSSIER ECOLOGIE

http://rebellion.hautetfort.com/archive/2006/04/13/pour-u...

13.06.2011

Les farines animales de retour en France?

 

En 2001, la crise de la "vache folle" était à son paroxysme. Dix ans plus tard, la France pourrait proposer la fin de l'interdiction des protéines animales dans l'alimentation des animaux.

La crise de la "vache folle" devrait prochainement se rappeler à la mémoire des Français. Le Conseil national de l'alimentation vient en effet de voter le retour des farines animales. Réunie en séance plénière à Strasbourg, cette instance consultative sous tutelle des ministères de l'Agriculture, de la Santé et de la Consommation s'est déclarée favorable à la levée d'une mesure de police sanitaire européenne, verrouillée depuis 2001 par un règlement communautaire. Le gouvernement, destinataire du présent avis en septembre prochain, aura à s'exprimer sur la réintroduction effective des farines dans les élevages français de porcs, de volailles et de poissons. La filière bovine restera exclue, malgré la quasi-disparition constatée de l'encéphalopathie spongiforme bovine (maladie de la "vache folle"), imputée à l'utilisation de ce type de protéines.

À l'issue de leurs travaux menés depuis octobre 2010 sous mandat du ministère de l'Agriculture, soixante membres du Conseil national de l'alimentation (agriculteurs, industriels, distributeurs...) ont confronté leurs expertises sanitaires, industrielles, économiques et agricoles, confirmant "une situation sanitaire désormais maîtrisée" et "une absence de risques pour la santé humaine". Ils relèvent toutefois "un avantage économique variable, voire incertain, selon les secteurs". La filière aquacole semble satisfaire au mieux aux exigences sanitaires déjà identifiées : les usines dédiées au poisson d'élevage « minimisent les risques de contamination croisée » entre les carcasses des différentes espèces d'animaux réduits en farine. Les experts évoquent une éthique favorable à la réintroduction de ces farines d'origine animale, en remplacement des produits à base de soja "importés du Brésil" utilisés en substitution depuis une décennie.

Débat sensible

Malgré cet avis, le gouvernement français sera tenu de respecter le règlement européen jusqu'à son éventuel assouplissement. La levée de l'interdiction sera également soumise au Parlement européen. Et les députés, notamment écologistes, risquent de se mobiliser autour de ce débat sensible chez les consommateurs. Les organisations non gouvernementales, qui ne sont pas présentes au Conseil national de l'alimentation, vont-elles réserver un accueil favorable aux positions exprimées par la France ? Les experts réunis à Strasbourg en doutent et recommandent au gouvernement "une communication renforcée auprès des consommateurs".

http://www.lacropole.info/france-actualites-generales/270...

10.06.2011

Laurent Ozon répond à l'Action Francaise

Nous accueillons aujourd’hui Laurent Ozon, membre du bureau politique du Front national, chargé de la formation. Il nous livre son analyse qui, par bien des côtés, rejoint la nôtre, sur le mondialisme et la façon de s’y opposer.

 

L’Action Française 2000 – Le Front national n’est pas votre famille politique d’origine : pourriez-vous présenter votre itinéraire à nos lecteurs ?

Laurent Ozon – J’ai eu une première expérience politique très jeune, chez les Verts, à l’époque où ces derniers étaient une structure politique par accident, composée essentiellement de naturalistes, c’est-à-dire de militants révoltés par la destruction de la nature, des paysages et de leur cadre de vie. Les Verts sont devenus une structure politique lorsqu’ils ont été progressivement colonisés et, du même coup, dénaturés par le mouvement trotskiste. J’ai ensuite animé durant une dizaine d’années une revue, Le Recours aux forêts, dont l’objectif était de fonder l’écologie politique en provoquant des débats structurants pour notre courant de pensée.

Le titre de la revue fait écho à Ernst Jünger... Effectivement, il évoque le Traité du rebelle. Pour Jünger, symboliquement, la forêt permettait de fonder la réflexion à partir d’un point de vue extérieur (foris, en latin, signifie "dehors") : il s’agissait de repenser les présupposés de la réflexion politique. La forêt a toujours été un lieu de résistance ou d’alternative pour ceux qui se retrouvent en rupture avec l’ordre établi dans la cité.

Vous êtes connu comme un opposant résolu à la mondialisation ; pourquoi ? La mondialisation est un phénomène en extension et en accélération permanentes qui recouvre plusieurs dimensions. Elle a tout d’abord une dimension objective : l’accroissement et la généralisation des moyens techniques et scientifiques et leur communication sur le plan planétaire. Elle est ensuite un projet économique visant à l’interdépendance de toutes les nations du monde. Elle est également un projet culturel, tendant non pas tant aujourd’hui à la mise en place d’un gouvernement mondial – l’objectif ultime – qu’à la transformation des peuples en producteurs-consommateurs interchangeables n’ayant pour seule finalité que la satisfaction de leurs besoins les plus bas ou les plus artificiels. Elle est enfin un projet politique qui a pour conséquence directe la disparition progressive de tout ce qui fait la beauté du monde : la multiplicité des paysages comme la diversité des cultures, lesquelles constituent autant de forces protectrices que les peuples se sont données au cours de l’histoire pour survivre. Il s’agit, comme l’avait souligné Claude Levi-Strauss, de choix de valeurs essentiels. C’est pourquoi les cultures sont vécues comme des absolus par les peuples qui les partagent et que, de l’extérieur, elles sont perçues comme des subjectivités. Or la mondialisation vise à les détruire, car elle est avant tout un projet de rationalisation, d’objectivation et de mise en ressources, c’est-à-dire de transformation du vivant, sous ses diverses formes, en moyens d’une mégamachine techno-économique qui ruine les peuples en produisant de la guerre, de la détresse ou de la souffrance sociale. Il faut absolument donner aux peuples les moyens d’entraver ce processus.

Alors que les "élites" présentent la mondialisation comme un facteur inéluctable, qui peut s’y opposer et comment ? Ces "élites", qui n’ont d’élites que le nom, font mine de con-fondre volontiers ce qui relève de la mondialisation objective (comme l’agriculture), qu’il faut accepter dans ses effets positifs et compenser dans ses effets pervers, avec le projet d’une oligarchie planétaire en cours de constitution qui vise à accaparer, à son seul profit, les ressources, les marchés, les peuples et les territoires. Elle a besoin, pour le faire, de réorganiser le monde. C’est à quoi je m’oppose. Comment ? C’est simple : n’oublions pas qu’il existe des entités historiques que sont, notamment, les nations – c’en est encore une, en tout cas, pour les Français. Certains, assurément, sont attachés à d’autres formes d’organisation humaine (la région, l’Europe). Je ne fais aucun fétichisme organisationnel : un peuple doit avoir la forme d’organisation lui permettant de survivre et de satisfaire ses besoins essentiels.

Vous pensez donc que le cadre national est toujours pertinent... C’est surtout le seul. Aucun autre outil, sur les plans européen ou régional, ne permettant d’agir, le seul à notre disposition pour conduire une action politique demeure la nation. De plus, le temps nous est compté en raison de l’accélération de l’histoire. La nation est donc bien le seul cadre qui nous permette de lutter contre la déstructuration des systèmes sociaux, la trahison des élites, la ruine du système scolaire, la montée de la violence, l’anarchie migratoire, les guerres d’intervention à prétention morale, qui sont des guerres d’énergie, ou encore la montée des communautarismes. Dois-je également évoquer les catastrophes climatiques et les problèmes énergétiques ? Cette convergence de problèmes crée une inquiétude de plus en plus nette et les populations attendent d’être protégées. Or, depuis trente ans, nous avons vécu la conquête, par cette oligarchie, de l’État national, qui a été retourné pour devenir sa courroie de transmission. L’objectif doit donc être de reprendre le contrôle, tant qu’il fonctionne encore, de l’État national français, avec ses défauts historiques mais aussi sa grandeur, afin d’en refaire une instance de protection de la population.

Les Français sont-ils prêts à vous suivre ? Si on prend l’exemple de l’euro, seuls 30 % d’entre eux, selon un récent sondage, sont favorables à sa sortie, non que la monnaie européenne soit très populaire, mais les Français semblent avoir intégré un discours fataliste. Notre discours est mal compris : notre propos n’est pas de casser l’euro mais de rappeler que la fonction de la monnaie est d’être un outil à finalité économique et politique, d’autant que le rôle de l’économie est de permettre la satisfaction des besoins de la population, auxquels doit précisément veiller le politique. Telle est, d’un point de vue politique, la mission de l’économie. La monnaie n’est donc qu’un instrument économique concourant à réaliser cet objectif. Dès lors, la question est simplement : l’euro a-t-il, depuis sa création, répondu à sa mission d’outil monétaire ? Le constat des Français est majoritairement négatif.

En même temps, ils n’osent pas en sortir... Les Français sont inquiets des changements, ils ont peur que, demain, une sortie de l’euro ne provoque des perturbations sociales, d’autant que l’oligarchie alimente un discours catastrophiste sur la sortie de l’euro, après avoir nourri un premier discours catastrophiste, au début du siècle, pour convaincre l’opinion publique d’accepter le passage à la monnaie unique. On nous a vendu l’euro comme l’unique solution pour résoudre les problèmes économiques et sociaux. Le discours de peur, ce sont les médias et l’oligarchie qui le tiennent, ce n’est certainement pas le Front national ! Notre analyse est que l’euro est un outil non seulement néfaste mais qui, de plus, est en train de se casser la figure ! Les signes sont de plus en plus manifestes. Le rôle des politiques est d’anticiper cette chute et de l’accompagner. Nous ne sommes pas nécessairement favorables à la disparition de l’euro : peut-être pourrait-il devenir une monnaie commune, comme l’avait été l’écu... C’est tout à fait envisageable.

De plus, les Français favorables à l’euro sont avant tout attachés à ce qu’il symbolise : l’Europe. Le discours de défense de l’euro du président de la République, lors de ses vœux aux Français, n’était pas un discours de défense de l’outil monétaire mais du symbole monétaire : l’euro symbole de paix entre les peuples européens. De ce point de vue-là, il faut être clair : nous sommes par principe favorables à la paix et à l’entente entre les peuples européens, et au-delà... La remise en question de l’euro n’est donc pas celle d’un projet d’entente et de coopération entre les peuples européens. D’ailleurs, les grands projets européens qui ont réussi, notamment dans l’aéronautique, ont été le fait de nations encore souveraines qui battaient monnaie. Il n’y a donc aucune contradiction entre la possibilité de faire de grandes choses ensemble et de sortir du carcan de l’euro, qui ruine les Français et nous prive des moyens d’ajuster notre réponse économique aux effets de la mondialisation.

Pour contrecarrer la mondialisation, vous préconisez la relocalisation des activités... Sans perdre de vue les grands enjeux macro-économiques, il faut prévoir la mise en place d’un protectionnisme social d’un nouveau genre, fondé sur la relocalisation des activités humaines et de l’économie, visant à rapprocher les lieux de travail, de production et de consommation dans le plus grand nombre de domaines possibles, notamment dans l’économie de subsistance, qu’il convient de distinguer de l’économie de compétition. Certains secteurs économiques relèvent de la compétition, comme la production de biens pointus, dans le cadre de projets nationaux, européens, voire internationaux. En revanche les Français n’accepteront plus encore longtemps que leur capacité à satisfaire leurs besoins essentiels dépende des cours des marchés financiers. Nous voulons pouvoir décider chez nous ce qui est bon pour nous.

Il ne s’agit pas de cesser les échanges mais de favoriser notre marché contre les dumpings social, économique et monétaire et de le protéger en le densifiant tout en limitant les flux de marchandises, ce qui aura un impact écologique positif. Préférons une tomate du coin à une tomate importée ! Il faut favoriser la production et l’embauche locales. On pourrait, par exemple, imaginer une TVA progressive intégrant comme dimension la proximité en matière de production, de transformation et de consommation. Il suffirait d’instaurer un système fiscal à la fois simple et incitatif, qui aurait pour avantage supplémentaire de renforcer la traçabilité des produits et l’embauche dans le cadre des PME. Ce serait, de plus, une arme d’indépendance politique vis-à-vis des multinationales et des circuits de la grande distribution. Enfin, je le répète, cela permettrait de densifier le territoire... un vœu que Colbert partageait déjà !

Un dernier mot ? Compte-tenu de l’accélération de l’histoire et de son potentiel de déstabilisation et de ruine, s’engager en politique est devenue une priorité absolue.

Propos recueillis par François Marcilhac

http://www.actionfrancaise.net/craf/?Laurent-Ozon-a-L-Action-Francaise

04.06.2011

Augmentation des prix alimentaires : vers une grande famine planétaire ?

03/06/11 – 13h55
PARIS (NOVOpress) – L’augmentation des prix de la nourriture, qui pourrait s’élever à 90% au cours des 20 prochaines années, a un impact direct sur la famine dans le monde alors que 925 millions de personnes souffrent déjà de la faim.

« Le système alimentaire est dans une situation d’échec au niveau mondial » a ainsi déclaré la Directrice Exécutive de l’ONG Oxfam, Barbara Stocking

D’après un rapport de cette organisation, la famine est en augmentation dans le monde du fait de l’inflation des prix de la nourriture et des pics du prix du pétrole alimentés par les spéculateurs, de la lutte pour les sols et l’eau, et du changement climatique

Selon les estimations des experts, les prix de la nourriture devraient augmenter de 70 à 90% en termes réels d’ici 2030, et ceci sans même prendre en compte l’éventuel effet du changement climatique, qui pourrait à nouveau doubler les prix.

Les prix du maïs ont d’ailleurs plus que doublé au cours des 12 derniers mois, la production mondiale étant incapable de suivre le rythme de la demande record liée notamment à la croissance de l’industrie de l’éthanol aux Etats-Unis.

Face à cette situation, l’ONG Oxfam appelle à limiter la spéculation dans les marchés agricoles et s’oppose fermement à l’utilisation de la nourriture comme matière première pour la production de biocarburants.


[cc] Novopress.info, 2011, Dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine
[http://fr.novopress.info]

02.06.2011

VIDEO : L’écologie politique


LEcologie Politique (première partie) par AFprod2